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Les gestes d’urgence qui sauvent des vies!

Les gestes d’urgence qui sauvent des vies!

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L’inconscience 

 

Ce qu’il faut savoir

 

En attendant l’arrivée des secours, il est impératif de mettre en position latérale de sécurité toute personne inconsciente qui respire.

 

Cela évite la chute de la langue vers l’arrière et permet d’évacuer les régurgitations, le sang et les vomissements vers l’extérieur.

 

Cette position évite donc l’étouffement.

 

Ce qu’il faut faire

 

  • Appelez à l’aide si vous êtes seul.
  • Vérifiez son état de conscience en lui demandant de serrer la main, de répondre à une question.
  • Si il ne répond pas et n’a pas de réaction, il est inconscient.
  • Dégrafez les vêtements serrés (col, foulard, ceinture, pantalon…).

 

Pour vérifier si la personne respire correctement :

> basculez prudemment la tête de la victime en arrière en tirant le menton vers le haut et assurez-vous que rien n’obstrue les voies respiratoires supérieures ;

 

> retirez d’éventuels corps étrangers visibles ;

 

> approchez la joue de la bouche et du nez de la victime et percevez ou écoutez la respiration (ici la victime respire).

 

  • Écartez le bras du côté du retournement, à l’angle droit de son corps et pliez le coude.
  • Saisissez la jambe opposée au retournement, derrière le genou, repliez-la pied au sol.
  • Faites pivoter ensuite la victime vers vous, tout en maintenant sa main contre son oreille.
  • Retirez la main placée sous la tête de la victime.
  • Ajustez la jambe pliée et stabilisez la victime.
  • En attendant les secours, surveillez la victime, notamment sa respiration et son état de conscience.

inconscience

L’arrêt cardiaque

 

Ce qu’il faut savoir

 

Lorsqu’une personne est inconsciente, ne respire pas, ne bouge pas, ne tousse pas, appelez ou faites appeler le plus vite possible le Samu (15) et réclamez un défibrillateur automatisé externe (DAE) ou munissez-vous du DAE s’il est immédiatement disponible.

 

Ce qu’il faut faire

  • Allongez la victime sur le dos sur un plan dur (pas sur un lit).
  • Vérifiez que la victime ne respire pas.
  • Agenouillez-vous à ses côtés, maintenez la tête basculée.

 

Pratiquez immédiatement la réanimation cardio-pulmonaire :

> placez les mains, l’une sur l’autre, au milieu de la poitrine, les doigts relevés n’appuyant pas sur les côtes ;

> bras tendus, appuyez fortement avec le talon de la main, en y mettant le poids de votre corps ;

> faites 30 compressions sur la poitrine en alternance avec 2 insufflations par le bouche-à-bouche ;

> prenez une inspiration profonde et appliquez votre bouche largement ouverte sur la sienne ; soufflez deux fois dans sa bouche de telle sorte que sa poitrine se soulève ;

> entre chaque compression, relâchez complètement la pression sur la poitrine.

 

Poursuivez jusqu’à :

> la mise en œuvre d’un DAE

> le relais par les services des secours > ou la reprise de la respiration.

 

Dès qu’un défibrillateur automatisé externe est disponible

 

  • Appuyez sur le bouton marche/arrêt du DAE.
  • Suivez impérativement les indications vocales et/ou visuelles données par l’appareil, elles permettent de réaliser les différentes opérations plus rapidement et en toute sécurité.
  • Le DAE demande de connecter les électrodes et de les placer sur la poitrine de la victime.
  • La position des électrodes doit être conforme au schéma visible sur les électrodes ou sur leur emballage.
  • Une fois connecté, le DAE effectue une analyse du rythme cardiaque.

 

Si le choc est nécessaire

> le DAE annonce qu’un choc est indiqué et demande de se tenir à distance de la victime.

> Assurez-vous que personne ne touche la victime ; pour cela, annoncez à haute voix : « écartez-vous ! ».

> Laissez le DAE déclencher le choc électrique ou appuyez sur le bouton « choc » quand l’appareil le demande.

> Débutez ou reprenez sans délai les manœuvres de réanimation cardio-pulmonaire en commençant par les compressions sur la poitrine. Ne retirez pas les électrodes de défibrillation.

> Continuez à suivre les recommandations de l’appareil.

 

Si le choc n’est pas nécessaire

> Le DAE propose de réaliser les manœuvres de réanimation cardio-pulmonaire en commençant par les compressions sur la poitrine, ne retirez pas les électrodes de défibrillation.

> Continuez à suivre les recommandations du DAE jusqu’à l’arrivée des secours.

Les hémorragies

 

Ce qu’il faut savoir

 

  • Les hémorragies externes sont le plus souvent dues à un traumatisme.

 

Ce qu’il faut faire

 

  • Dans le cas d’une hémorragie externe :

> comprimez avec la main l’endroit qui saigne ;

> allongez ensuite la victime ;

> si vous devez aller donner l’alerte vous-même, remplacez la compression avec la main par un pansement compressif ;

> si le saignement persiste, en attendant les secours, faites un second pansement compressif au dessus du premier.

 

Cas particuliers

 

La victime présente une plaie qui saigne avec corps étranger

  • Il ne faut en aucun cas enlever le corps étranger car il diminue le saignement et son retrait pourrait aggraver la lésion.
  • Si le saignement autour du corps étranger est important, réaliser une compression manuelle en appuyant immédiatement de part et d’autre de l’objet en rapprochant les berges de la plaie.
  • En l’absence de saignement le traiter comme une plaie.

 

Le saignement du nez

 

  • Il ne faut pas allonger la personne.
  • Comprimez la narine pendant au moins 10 minutes, la tête penchée en avant.
  • Si le saignement persiste, consultez un médecin.

 

L’étouffement

Ce qu’il faut savoir

  • Lorsqu’une personne a un corps étranger (aliment ou objet) bloqué dans sa gorge, elle court le risque d’étouffement.
  • Signes caractéristiques : la personne se tient le cou, a la bouche ouverte, ne tousse pas ; sa respiration est totalement interrompue ou elle respire bruyamment.

Ce qu’il faut faire *

  • Lui demander si elle s’étouffe.
  • Donnez cinq claques dans le dos de la victime, entre les deux omoplates, avec le plat de la main ouverte.

En cas d’échec des claques :

> placez-vous derrière la personne, son dos appliqué contre votre poitrine ;

> mettez vos bras sous les siens, positionnez un poing fermé, paume vers le sol un peu en dessous du creux de son estomac et englobez votre poing avec votre autre main ;

> exercez une pression sèche vers vous et vers le haut ;

> si la personne ne parvient pas à reprendre sa respiration, répétez cette manœuvre autant de fois que nécessaire jusqu’à expulsion du corps étranger ;

> appelez ensuite le médecin traitant de la victime pour avoir son avis sur la suite à donner à cet incident.

* Sur un adulte ou un enfant de plus de 1 an seulement

étouffement

Les douleurs dans la poitrine

 

Ce qu’il faut savoir

 

  • Les douleurs dans la poitrine correspondent à deux grandes catégories d’urgence.
  • Les urgences cardiaques : la douleur d’origine cardiaque, par exemple, est décrite par le malade comme une sensation d’étau qui enserre sa poitrine.
  • Elle peut atteindre le bras, l’épaule et parfois la mâchoire. La personne est très angoissée, pâle et peut avoir des nausées.
  • Les urgences respiratoires : la douleur respiratoire est le plus souvent présente sur un côté de la poitrine.
  • Elle peut être grave si elle est accompagnée de gêne respiratoire ou de malaise ainsi que de crachats de sang.

 

Ce qu’il faut faire

 

Appelez le Samu (15).

 

  • Demandez à la victime d’arrêter toute activité, proposez-lui de s’allonger ou de se mettre dans la position où elle se sent le mieux.
  • En attendant les secours, demandez à la personne depuis combien de temps elle ressent cette douleur, si c’est la première fois, si elle prend un traitement contre ce type de douleur, ou si elle a déjà été hospitalisée pour cela.
  • Si elle a déjà eu une douleur d’origine cardiaque, elle doit sûrement avoir un médicament qui se met sous la langue. Donnez-le lui (cela ne vous dispense pas d’appeler les secours).
  • Surveillez la victime, son rythme respiratoire et son degré de conscience.
  • Si la personne fait un arrêt cardiaque en votre présence, commencez immédiatement les manœuvres de réanimation cardio-pulmonaire.

Les brûlures

Ce qu’il faut savoir

  • Les brûlures sont dites graves si elles sont étendues (cloque supérieure à la moitié de la paume de la main de la victime), si elles touchent certaines parties du corps (visage, orifices) ou si elles concernent un nourrisson.
  • La gravité immédiate dépend des troubles circulatoires que peut provoquer une importante brûlure.

 

Ce qu’il faut faire

  • Dans tous les cas, prévenez votre médecin ; et si la brûlure vous paraît grave, appelez les secours : le SAMU (15), les pompiers (18) ou le 112.
  • En attendant les secours et quelle que soit la cause de la brûlure :

> arrosez-la abondamment à l’eau froide pendant 5 minutes ;

> enlevez les vêtements en laissant ceux qui collent à la peau ;

> allongez le brûlé, couvrez-le, surveillez son état de conscience et sa respiration. Si la brûlure a été provoquée par une substance chimique :

> arrosez-la abondamment ;

> vérifiez impérativement que le blessé n’en a pas avalé ;

> en cas de doute, appelez le Samu (15).

 

Si la brûlure est simple (sans signe de gravité) :

> arrosez-la à l’eau froide, jusqu’à disparition de la douleur ;

> désinfectez-la avec un antiseptique (pas d’alcool) ;

> protégez-la par un pansement et surveillez-la comme une petite plaie.

 

brûlure

Les plaies

Ce qu’il faut savoir

Une plaie unique ou multiple est grave si elle est :

  • localisée à la poitrine, au ventre ou à l’œil, au visage ;
  • déchiquetée (morsure) ;
  • profonde (provoquée par un couteau, un cutter, un projectile…).

 

Ce qu’il faut faire

Si la plaie est grave :

  • Appelez les secours : le Samu (15), les pompiers (18) ou le 112.
  • Installez la victime :

> en position demi-assise, si la plaie est à la poitrine ;

> à plat dos, cuisses fléchies, jambes horizontales, si la plaie est au ventre ;

> à plat dos, tête calée, si la plaie est à l’œil ;

> en position horizontale pour toutes les autres localisations.

  • Parlez régulièrement à la victime, expliquez-lui ce qui se passe et réconfortez-la.
  • Protégez-la contre le froid, la chaleur ou les intempéries.

 

Si la plaie est simple :

> lavez-vous les mains et la plaie à l’eau et au savon ;

> désinfectez la plaie avec un antiseptique puis protégez-la avec un pansement.

Surveillez la plaie :

> si elle devient rouge, chaude ou douloureuse, consultez votre médecin.

 

N’oubliez pas de vérifier si la victime est bien vaccinée contre le tétanos.

plaies

Les fractures

Ce qu’il faut savoir

  • Il y a certainement fracture si : un craquement est entendu, il existe une douleur localisée, le membre est déformé, une impotence totale est constatée.
  • Les complications peuvent être nombreuses : atteinte de l’articulation du membre cassé, risque infectieux pour les fractures ouvertes, lésions des nerfs, des muscles et des vaisseaux.
  • Une fracture ouverte (on remarque une plaie au niveau du membre atteint) est une fracture grave car il risque d’y avoir une infection importante.
  • Pour les atteintes des membres supérieurs (bras et avant-bras), le blessé peut se rendre à l’hôpital accompagné, ou attendre l’arrivée d’un médecin.
  • Il est important d’immobiliser un membre fracturé en attendant les secours.

 

Ce qu’il faut faire

De façon générale, appelez le Samu (15) en urgence quand :

> les fractures sont multiples et/ou concernent le bassin, la cuisse, la colonne vertébrale ou le crâne ;

> la fracture est ouverte ;

> la victime ne se sent pas bien : malaises, sueurs…

  • Si la fracture est ouverte, recouvrez-la de compresses stériles ou, à défaut, d’un linge propre.
  • Si la fracture affecte un membre supérieur (avant-bras ou bras) : le bras est souvent spontanément soutenu par la victime (il est moins douloureux dans cette position).
  • On laissera la victime dans cette position jusqu’à l’arrivée des secours.
  • Si la fracture affecte un membre inférieur (cuisse, jambe, cheville ou pied) : on attendra, dans la majorité des cas, l’arrivée des secours, sans bouger la victime.

 

Évitez tout mouvement et toute manipulation du membre fracturé.

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